Sisters in arms, the Trailer

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Sisters in arms is the history of an international brigade of female volunteers inside the Kurdish Resistance joigned a by a young Yazidi kidnapped and sold as a slave who managed to escape.

 

Director : Caroline Fourest

Cast: Dilan Gwyn, Amira Casar, Camélia Jordana, Maya Sansa, Esther Garrel, Nanna Blondell, Korkmaz Arslan, Noush Skaugen, Mark Ryder, Youssef Douazou, Filip Crine, Pascal Greggory, Roda Canioglu, Darina Al Joundi, Shaniaz Hama Ali, Roj Hajo, Mouafaq Rushdie

«Ne jamais leur donner un sentiment d’impunité»

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Spécialiste de l’extrême droite, vous avez identifié plusieurs « familles » radicales en son sein. A qui se rattachent les dix interpellés ?

Selon les premiers éléments d’information, on les retrouve dans deux familles, les nationalistes-radicaux et les royalistes, deux familles qui ont des tentations de radicalisation assez importantes, même si les militants peuvent aussi passer d’une catégorie à une autre. La tentation de la radicalisation d’une partie de l’extrême droite n’est cependant pas nouvelle, c’est une crainte identifiée depuis les attentats du 7 janvier 2015 contre Charlie-Hebdo.

Pour autant, cela reste une nébuleuse pour le grand public…

Il y a eu d’autres affaires mais il s’agissait souvent d’individus isolés, là il s’agit en revanche d’un groupe organisé, une cellule avec un projet déterminé. On a craint d’ailleurs, après le 7 janvier donc, une réaction plus forte de la droite radicale mais le refus de la société qui s’est dressé contre le terrorisme islamiste l’a désamorcée.

La mobilisation de l’ultra droite prend des formes diverses ?

On a déjà vu que la droite radicale pouvait se remobiliser notamment contre le Mariage pour tous, y compris avec des actions sur le terrain. On attend d’ailleurs ce qui va se passer dans les cliniques avec les mouvements antiavortements. Il faut se garder des intégrismes. A ce propos, le discours du président Macron souhaitant que les catholiques soient présents en tant que tels dans le débat politique a semé le trouble dans une France laïque. Bien sûr, les catholiques, comme les autres citoyens de religion différente, doivent évidemment participer au débat politique, mais pas en tant que tels.

Comment expliquez-vous cependant que des activistes identitaires puissent préparer des attentats ?

ll y a surtout eu des signaux qui ont pu leur assurer un sentiment d’impunité de la part des pouvoirs publics. Ainsi les militants identitaires qui sont intervenus dans les Alpes à la frontière franco-italienne pour empêcher des migrants de passer ont été interpellés puis relâchés. L’enquête préliminaire a été classée sans suite. Si la droite identitaire a un sentiment d’impunité, cela renforce ses tentations de passage à l’acte.

Cette fois, les pouvoirs publics ont vivement réagi…

Oui, avec les interpellations de cette cellule organisée, c’est un signal fort envoyé par les pouvoirs publics à l’ensemble de la mouvance de la droite radicale.

Politologue, directrice du Centre d’études et de recherches sur les radicalismes, notamment auteure de « Extrême France » (Grasset)

Fiammetta Venner

 

«Ne jamais leur donner un sentiment d’impunité»
Recueilli par D.H.
435 mots
26 juin 2018

Le renouveau féministe vient du sud

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Au Maroc, en Tunisie, en Iran ou en Afghanistan, des femmes se lèvent contre les violences dont elles sont victimes et réclament aussi l’égalité des droits. Au prix d’un flot continu d’injures et de menaces.

Le féminisme vit une crise de croissance. Il y a quelques années encore, le mot était tabou, synonyme de guerre «hystérique» contre les hommes. Les jeunes générations le prononçaient du bout des lèvres. Les actrices l’évitaient pour ne pas perdre en charme et en cachets. Sur la photo officielle, les choses ont bougé. Les stars posent en tee-shirt «Comment peut-on ne pas être féministe ?». Le féminisme est devenu tendance. Tout le monde s’en revendique, même ceux qui le combattent. Nouvelle tactique : se l’approprier pour en détourner le sens. Hier, être féministe voulait dire se battre pour l’égalité et l’émancipation de toutes les femmes. Désormais, de jeunes militantes «intersectionnelles» – noyautées ou juste inconscientes – accusent le féminisme universaliste de racisme et lui préfèrent un droit à l’émancipation découpé en tranches, selon les cultures et les religions. Quand il ne s’agit pas de réclamer le droit de se prostituer ou de se voiler. Malgré la dépolitisation ambiante, une partie du féminisme universaliste résiste (Femmes solidaires, le Collectif Droits des femmes, Femen et tant d’autres), mais le Planning familial préfère tweeter frénétiquement pour soutenir l’organisation Lallab, un laboratoire du «féminisme islamique». Persuadée que la solution viendra du Coran, sa grande prêtresse, Asma Lamrabet tient le même discours que l’extrême droite catholique : la libération de la femme et des mœurs nous auraient conduits à «une perte des valeurs morales» et à «l’éclatement de la cellule familiale», aboutissant à une société occidentale dangereusement «permissive». Ses ouailles s’émeuvent des viols collectifs qui secouent le Maroc – et que la pudeur islamique empêcherait ? -, mais leur vrai combat est en France, où elles revendiquent surtout le droit de se voiler. De jeunes organisations tombent dans le panneau de croire que c’est un choix comme un autre, et appellent à respecter tous «les féminismes». Celui qui milite pour l’émancipation sexuelle comme celui qui préfère cacher le corps des femmes par respect de Dieu ? C’est la novlangue du relativisme : ne plus distinguer l’émancipation de la réaction, le recul du progrès, et au final l’antiféminisme du féminisme.

Heureusement, pendant que de jeunes enfants gâtées refont Mai 68 et le MLF à l’envers sous prétexte de respecter la diversité, les nouvelles féministes poussent et crient comme jamais dans le monde dit «musulman». Elles sont bien placées pour savoir que cacher le corps des femmes n’est jamais bon signe, ni un progrès. Comme en Europe il y a quelques années, elles rencontrent des résistances et font même de la prison, mais leurs luttes résonnent comme jamais.

Rébellion marocaine

La semaine dernière, le Maroc, si fier de la réforme de sa Moudawana – le code du statut personnel longtemps si défavorable aux femmes – vient de se réveiller avec la gueule de bois. Les images d’une jeune handicapée, filmée en train d’être violée dans un bus, sans la moindre réaction des passagers, traumatise Internet. Une autre vidéo montre une jeune femme traquée par une meute d’hommes dans les rues de Tanger. Quelques jours plus tôt on découvrait que Nassima, victime d’un viol collectif à Marrakech, s’était suicidée en apprenant la libération de ses violeurs. Plus que les agressions et leur relative impunité, ce sont les commentaires, haineux et sexistes, qui bouleversent les réseaux sociaux. Le Maroc parie sur l’avancée des droits des femmes en impliquant toutes les sensibilités théologiques locales. Ne pas imposer une réforme par le fait du prince, mais la laisser infuser dans la société. Une réussite saluée mondialement. Mais l’infusion prend du temps. Dans une société où l’éducation sexuelle est inexistante, la société civile doit souvent prendre le relais. Celles qui montrent le chemin subissent un flot continu d’injures et de menaces. Cette fois, au moins, les féministes marocaines qui tentent d’éduquer au respect et à la mixité rencontrent un peu plus d’écho chez les jeunes générations. A Rabat, à Casablanca, à Tanger, à Agadir, des mobilisations de soutien ont eu lieu (lire p. 44). Il en faudra plus pour pouvoir prendre le bus ou marcher sans avoir peur d’être violée.

En Tunisie, après quelques années postrévolutionnaires sur la défensive, les féministes se font de nouveau entendre et marquent des points. En mars 2017, 60 associations tunisiennes ont demandé l’annulation d’une circulaire interdisant le mariage entre des tunisiennes musulmanes et des non-musulmans. Vieille de quarante-quatre ans, elle contredit clairement l’article 6 de la nouvelle Constitution tunisienne de 2014 – qui prône la liberté de la conscience et l’égalité des citoyens. Tant que cette circulaire existe, les femmes ne pourront jouir d’une égalité totale, ni en droit ni en fait. C’est l’argument des féministes tunisiennes. Refus immédiat de l’Office de la fatwa. Preuve que la Tunisie ne vit toujours pas la séparation de l’Etat et du religieux, cette vieille survivance pense qu’elle a toujours son mot à dire en matière de droit… Quelques mois plus tôt, elle s’élevait contre l’initiative de députés de l’ARP qui proposaient de garantir l’égalité de l’héritage entre hommes et femmes dans la loi : «C’est contraire aux dispositions de la religion islamique !» Pas touche au pactole ! Il faut savoir qu’encore aujourd’hui les femmes héritent généralement de la moitié de ce qui revient aux hommes. Heureusement, le «clergé» n’a pas eu le dernier mot.

A l’occasion du 13 août dernier, Fête de la femme en Tunisie, le président, Béji Caïd Essebsi, s’est prononcé en faveur de l’égalité «dans tous les domaines». Il a mis en place une commission chargée d’élaborer un nouveau code des libertés individuelles et de l’égalité, avec deux chantiers prioritaires : les mariages mixtes et la différence de traitement concernant l’héritage. Nouvelle bronca chez les religieux. Depuis le Qatar, l’Egyptien Youssef al-Qaradawi, chef de fil théologique des Frères musulmans et donc d’Ennahdha, le parti islamiste tunisien, gronde et menace. Wajdi Ghanim, un prédicateur égyptien réfugié en Turquie qui pense que l’excision est «une opération esthétique», est allé jusqu’à accuser le président tunisien d’«apostasie». Ce qui revient à le condamner à mort. La diplomatie tunisienne prend la menace très au sérieux. Elle a demandé des comptes au régime turc, si proche des Frères musulmans. Il ne répond pas.

Révolte Afghane

A 6 000 kilomètres de là, des Afghanes se battent pour obtenir le droit d’avoir un nom. Dans ce pays tribal avant d’être religieux, la coutume veut qu’on appelle les femmes par le nom de leur père ou de leur époux, jusque dans leur tombe. Une petite minorité de militantes ayant accès à Internet vient de lancer un hashtag : #WhereisMyName. L’une de ses initiatrices, Tahmina Arian, a fait des études pour devenir diplomate. L’inégalité, elle a grandi avec. Elle pensait que les choses évolueraient, à leur rythme. Un jour, elle s’est aperçue qu’à quelques mètres de chez elle un homme nourrissait sa femme et son chien en même temps, dans le même plat. «J’ai eu l’impression de me casser en mille morceaux», raconte-t-elle. Avec quelques amies, elles ont eu l’idée de témoigner sur les réseaux sociaux sous le titre #WhereIsMyName. Certaines parlent de leur résistance quotidienne, comme cette jeune étudiante qui a dû insister pour que son enseignant l’appelle par son prénom. La campagne est devenue virale. Farhad Darya, un chanteur populaire, les soutient. Il a mis une photo de sa femme et de lui, avec leurs deux noms. Injuriées sur les réseaux sociaux, bousculées dans la rue, les Afghanes qui témoignent tiennent bon.

Pendant que les unes cherchent à retrouver un nom, d’autres se battent pour ne plus cacher leurs cheveux. My Stealthy Freedom («ma liberté furtive»), qui publie des photos d’Iraniennes posant sans voile, compte plus de 1 million d’abonnés sur Facebook . En décembre dernier, 12 personnes identifiées sur les photos ont été arrêtées pour «propagation d’un contenu immoral et une culture anti-islamique», et condamnées à de la prison ferme. Certaines ont l’interdiction de quitter le pays. Masih Alinejad, à l’initiative de ce mouvement, continue de se battre depuis l’étranger. Une nouvelle forme d’action a déjà pris le relais. Sous le hastag #whitewednesdays, des centaines de femmes publient désormais des photos d’elles portant un voile blanc le mercredi.

Une consigne qui ne contredit pas les règles en vigueur mais sert de signal et de point de ralliement. Les hommes qui les soutiennent sont invités à porter une chemise blanche. L’hypocrisie du régime, dont tout le monde se moque sous cape en Iran, se fissure chaque jour un peu plus. Fin juillet, une polémique éclate. Azadeh Namdari, une présentatrice de télé ultraconservatrice, est photographiée en Suisse sans voile, tranquillement installée, en train de boire une bière. C’est le cas pour de nombreux Iraniens en vacances, mais cette star de la télé nationale milite pour le port du tchador traditionnel, contre le foulard des modérées, excite les plus conservateurs, qui la citent comme un modèle de vertu à suivre ! C’est dire si le cliché a fait gloser. La répression, elle, frappe toujours les mêmes. Le 21 août, la page My Stealthy Freedom diffusait des vidéos amateurs témoins d’arrestations musclées. On y voit deux fantômes noirs, des femmes de la police des mœurs, embarquer de force une Iranienne portant un voile blanc.

Contestation indienne

La vraie victoire des femmes de culture musulmane se joue en Inde. Les musulmanes indiennes n’ont plus à redouter le mot talaq, signifiant leur répudiation s’il est répété trois fois, par SMS de préférence. Les bonnes familles indiennes pensaient la coutume désuète ou réservée aux plus pauvres. On ne s’en préoccupait plus. Une affaire a réveillé tout le monde : la répudiation d’une fille de la classe moyenne, à laquelle tout le monde pouvait s’identifier, élevée en bordure du parc national Jim-Corbett. Shayara Bano, c’est son nom, a connu une enfance heureuse. Son père l’a poussée à faire des études. Elle qui a grandi en jouant avec les animaux qui s’égaraient souvent hors du parc. Il a fallu qu’elle se marie pour rencontrer la vraie bestialité. Diplômée de sociologie, elle épouse un homme qui n’a pas le bac. Violent, il la bat et l’enferme, refuse toute contraception haram, mais la sort de temps en temps pour l’avorter. Sa belle-famille, charmante, la met sous sédatifs. La jeune épouse a vécu ainsi des années, inconsciente plusieurs heures par jour, ce qui lui cause encore aujourd’hui des pertes de mémoire. Son mari, lui, ne pense qu’à exiger une rallonge pour sa dot, sous la forme d’une voiture. La famille de la mariée refuse. Le 10 octobre 2015, Shayara Bano reçoit le fameux triple talaq. Elle est répudiée et n’a plus rien, ni accès à ses affaires ni à ses enfants.

L’Inde redécouvre l’injustice de cette coutume qui perdure. Ce n’est pas la première fois qu’elle dérange. En 1985, déjà, Rajiv Gandhi songeait à l’abolir. Ses conseillers lui ont fait remarquer qu’il perdrait le vote musulman. Effarée par les ravages du nationalisme hindou qui allait bientôt massacrer des milliers de musulmans et détruire la mosquée Babri, la gauche indienne a renoncé. Trente ans plus tard, le renoncement se paie. L’extrême droite hindoue est au pouvoir, et se moque bien des droits des femmes musulmanes. Shayara Bano, elle, ne voit pas pourquoi le fait d’être née musulmane devrait la priver de l’accès à l’égalité. Avec l’un de ses frères et le soutien d’associations musulmanes laïques, elle a lancé une pétition exigeant l’abrogation du triple talaq. Le débat fait rage depuis deux ans. Comme toujours, les intégristes ont invoqué la supériorité du sacré et le respect de la diversité. La All India Muslim Personal Law Board est allée jusqu’à expliquer qu’il valait même mieux répudier une femme que la brûler vive ! Même en Inde, le multiculturalisme a touché ses limites. Fin août, la Cour suprême indienne a estimé que le triple talaq allait à l’encontre de la moralité constitutionnelle. En l’absence d’une loi, il est donc illégal. Les juges ont ajouté cette phrase, sans appel : «Ce qui est un péché dans une religion ne peut pas devenir une loi.» Un sage rappel à la raison, et à l’universalisme.

C.F. et V.F.

Caroline Fourest et Fiammetta Venner
2146 mots
1 septembre 2017

Ikhwan Info a quatre mois

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En juin 2015, j’ai lancé avec une vingtaine de personnes formidables : Ikhwan Infos.

Il s’agit de recueillir et de diffuser toutes les informations sur les Frères musulmans et l’islam politique en général. Articles, enquêtes, thèses. Si vous avez des talents cachés n’hésitez pas à nous contacter (via les commentaires)

Il y a aujourd’hui 160 articles en français, 100 en anglais et 50 en arabe.

Parmi les éditorialistes du site on trouve :

Antoine Sfeir est journaliste. Il est le directeur des Cahiers de l’Orient. Les Frères musulmans ont tenté de le faire taire en lui faisant des procès. 

Caroline Fourest est journaliste et réalisatrice. Son livre sur Tariq Ramadan disséqué le double discours du principal prédicateur européen.
 
Emmanuel Razavi est grand reporter. Il a réalisé plusieurs documentaires sur les mouvements terroristes.
 
Hassen Chalgoumi, né en Tunisie a dans sa jeunesse fréquenté des groupes radicaux. Il s’est formé en Syrie et au Pakistan. En France, il fonde la Conférence des imams de France qui regroupe 80 imams. Il est désormais partisan d’un islam libéral et sprituel en opposition avec l’islam politique intégriste des Frères musulmans.
Ladan Boroumand est historienne co-fondatrice de la fondation Abdorrahman Boroumand qui œuvre pour la promotion de la démocratie et des droits de l’homme en Iran.
 
Mohamed Louizi est un ancien membre du mouvement marocain Attawhid wal’Islah (1995-1999), du PJD (1997-1999),  de l’UOIF de 2002 à 2006. Ancien président des Etudiants Musulmans de France–Lille. Passionné des recherches et études religieuses comparées Mohamed Louizi est l’auteur de nombreuses textes publiés sur le blog Écrire sans censures !
 
Mohamed Sifaoui est journaliste. Il est l’auteur de plusieurs livres et reportages sur les Frères musulmans et les mouvements terroristes.
Michaël Prazan est historien et réalisateur. Spécialiste de la très grande violence en politique, il a réalisé un film et un livre sur les Frères musulmans.
 
Soufiane Zitouni est un professeur de philosophie. Suite aux attentats de janvier, cet enseignement dans un lycée de l’UOIF croit sa direction qui déclare qu’il faut soutenir Charlie Hebdo et s’exprime dans la presse pour expliquer l’humour et la différence entre religieux et intégristes. Il est alors victime d’une violente caballe et il est contraint de démissionner. 
 
Tewfik Aclimandos,  est chercheur associé à la Chaire d’Histoire contemporaine du monde arabe au Collège de France depuis 2009. Il a été chercheur au Centre français d’Etudes et de Documentation Economiques, Juridiques, et Sociales (CEDEJ, le Caire), de 1984 à 2009. Spécialiste de la vie politique égyptienne de l’après guerre (1945-2011), il a publié plusieurs articles sur l’armée et sur les Frères Musulmans

Mort d’une des figures de l’intégrisme catholique : Otto de Habsbourg.

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Né en 1912, Otto de Hasbourg, fils aîné de Charles 1er est mort ce 4 juillet en Bavière. Présenté comme un européen convaincu, il convainc surtout les partisans du catholiscisme.

L’archiduc s’est vanté d’avoir inspiré le drapeau européen. Lors d’une conférence à Budapest consacrée à Josémaria Escrivá, l’Archiduc avait déclaré : « Comme je lui demandais comment sauver l’âme de l’Europe, le père Escrivá m’a dit que l’Europe avait besoin de valeurs catholiques. Mais nos ennemis – tel le ministre des Affaires étrangères britannique, Anthony Eden, athée et diabolique – étaient contre l’utilisation de symboles chrétiens. » Otto de Habsbourg aurait alors proposé les douze étoiles comme « la couronne d’étoiles de la Vierge de Fatima ». Interrogée au sujet de ce fanfaronnage, la communication française de l’Opus Dei refuse de confirmer ou d’infirmer, mais semble perplexe.

Sympathisant déclaré de l’Opus Dei, Otto de Habsbourg a participé a de nombreux congrès et colloques intégristes. Il est de tous les comités de parrainages contre l’avortement. Comme en 1997 ou il soutenait l’implantation d’une filiale de Human Life international sur Paris. On le voit aussi au lancement de la Trêve de Dieu qui démarra les commandos anti-IVG en France.
En 1981, intervenant au Luxembourg il explique : « En me prononçant contre le présent rapport, je ne récuse pas les revendications justifiées des femmes, revendications que j’aurais aimé approuver. Mon vote est uniquement motivé par le fait que ce document contient un certain nombre de points de vues auxquels un européen chrétien ne saurait souscrire et qui ne s’appliquent pas non plus aux droits de la Femme. Il s’agit, en l’occurrence, de questions fondamentales qui n’ont rien à voir avec la politique et où il y va de la conscience de chacun. Car avorter – quoique l’on puisse dire hypocritement pour y trouver des excuses – c’est commettre un meurtre, c’est refuser le droit à la vie.(…) Or, qu’y a-t-il de plus faible qu’un tout petit enfant sans défense ? II est en tout cas plus désarmé que la mère qui veut avorter et, n’étant pas électeur, il ne peut ni faire entendre sa voix ni protester. Ce Parlement vit une heure tragique si le parti qui a toujours à la bouche le mot humanisme se prononce en bloc pour la peine de mort contre des enfants innocents, alors que, par ailleurs, il ne sait que faire pour réduire les peines justifiées prévues pour les voleurs et assassins et les auteurs de crimes sexuels.
L’Histoire montre que le progrès et le respect de la vie sont toujours allés de pair. C’est pourquoi, l’enseignement du Christ a permis à l’humanité, de faire les plus grands progrès ici-bas. La libéralisation de l’avortement dans de nombreux pays européens, constitue, par conséquent, un retour à la barbarie. Il existe certes, des cas médicaux dramatiques où le médecin, doit, dans l’esprit du serment d’Hippocrate, choisir entre deux maux. Mais au-delà de ces cas – et c’est ce dont il est question aujourd’hui – l’avortement est tout à fait condamnable d’un point de vue moral. II y a lieu de se demander si nous voulons une Europe humaine et chrétienne ou barbare et païenne, c’est-à-dire la fin de notre civilisation sans pareille ? En tout cas, je me refuse, pour ma part, à associer les droits et les devoirs des femmes auxquelles nous devons la vie, et dont la plus admirable fût la mère du Sauveur, à des conceptions qui préconisent le meurtre d’enfants innocents. Dans l’intérêt de nos femmes, je dis “non”.
On le rencontre aussi dans les couloirs de la fondation Guilé. Une fondation est née en 1997 au pays du secret bancaire, des amours d’un couple de cigarettiers suisses (les Burrus) et de La Légion.

Le 28 octobre 1993, il prend la parole lors d’une messe de requiem pour la mort de Marie-Antoinette.

Dès Mâtines, Bruno Gollnisch a envoyé un communiqué de presse à entête du FN déplorant la mort de l’archiduc. « UN DIGNE REPRESENTANT DE LA VRAIE CULTURE EUROPEENNE. Nos opinions divergeaient certainement sur la réalité de l’Union européenne, mais il était sincèrement attaché au véritable patrimoine spirituel, culturel et matériel des peuples d’Europe, ce qui nous rapprochait. Je conserve le souvenir de la grande dignité de cet héritier d’une illustre famille, de sa culture, de son affabilité et de la sympathie qu’il n’a pas manqué de témoigner en plusieurs occasions à mes collègues des Droites européennes comme à moi-même personnellement. »
Mais la relève est prête. Le jeune Georges de Habsbourg a été interviewé il y a quelques semaines. Ils s’agissait de se prononcer sur la nouvelle constitution hongroise (la plus liberticide depuis la chute du mur) il déclare : « Ce qui change vraiment est le préambule qui commence en demandant « que Dieu bénisse les Magyars » et également le fait que le nom officiel de notre pays soit désormais la « Hongrie » et non la « République de Hongrie », bien que celle-ci demeure une république. Je suis tout à fait pour. Tout le monde a dit que cela allait transformer la Hongrie en régime présidentiel et qu’il s’agissait d’une sorte de révolution mais en fin de compte pas du tout. Les références à Dieu c’est très bien, à la Sainte Couronne, très bien, à la morale, très bien. Cela ne posera pas le moindre problème pour ceux qui se nomment Chrétiens. (…) Je trouve cela très important de faire référence à Dieu. J’étais déjà très favorable à l’introduction de ses références dans la Constitution européenne et je suis heureux que les Hongrois aient fait ce choix. (…)’ – Certains jugent cette référence discriminatoire, qu’en pensez-vous ?’ Au contraire, la religion a un effet très positif. Un croyant a un très grand respect pour les autres ainsi que les autres religions. La Hongrie cherche seulement à affirmer ses traditions et son histoire qui ont un lien étroit avec la chrétienté. C’est un symbole de se référer à Dieu et de se baser sur des valeurs chrétiennes. » (Nouvelles de France, mai 2011)

Fiammetta Venner

Parmi les ONG responsables des dérives de Durban I :

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Le Ben Laden Institute alias Islamic Propagation Centre International

Le groupe de Ahmed Deedat devait à l’origine s’appeller le Ben Laden institute. Modeste, Ben Laden a décliné l’offre parce qu’il estimait n’avoir pas financé la totalité du centre. Prédicateur reconnu, il fait partie des personnes conseillées par le Centre islamique de Genève (la matrice européenne des Frères musulmans et incidemment le port d’attache de la famille Ramadan). Le fils d’Ahmed Deedat, Yusuf, est l’auteur du texte sur Hitler diffusé à la conférence (voir page suivante). Après le 11 septembre, Ahmed Deedat a continué à soutenir en Laden en rappelant qu’il était un ami de la famille et que Ben Laden avait oeuvré à la purification de l’islam sud-africain et à la conversion des zoulous à l’islam en financant des bâtiments et une traduction du Coran en zoulou. Pour lui, Ben Laden est un bouc émissaire pour les américains.

Yussuf Deedat continue l’oeuvre de son père. Il a dernièrement diffusé des DVD incitant à la haine envers les hindous et invité les Neturei Karta à une réunion contre Israël. Il diffuse aussi les textes de Tariq Ramadan

PAGAD People against Gangsterism and Drugs

Le mouvement fait encore illusion en 2001. Il s’agit d’un groupe luttant contre la délinquance et la prostitution. En réalité c’est un groupe jihadiste qui élimine les gangs rivaux dans les bidonvilles du Cap. Les militants s’entrainent dans des camps au combat de rue. Plusieurs attaques anti-juives leur ayant été attribués, ils sont désormais considérés comme une organisation terroriste.

Muslim Judicial Council,

Le président Shaykh Ebrahim Gabriels, a depuis 2000 regulièrement incité ses fidèles à se méfier des juifs. A la télévision, en novembre 2001, il a notamment déclaré que les juifs détenaient le pouvoir et les médias. Il se refère aussi a Ahlul Bait Foundation, une organisation chiite pro-iranienne spécialisée dans la négation de la shoah. Les militants de ces deux associations étaient très présents à Durban. L’ABF a distribué gratuitement des exemplaires des protocoles des sages de Sion. Quelques jours avant la conférence de Durban, le MJC réunissait 20 000 militants au Cap aux cris de “Jews are the scum of the earth.”

La Islamic Human right commission

Tentant de se faire passer pour la branche arabophone d’Amnesty International, la Islamic Human Rights Commission, a pour but de « recueillir les informations sur les atrocités, l’oppression, et les autres abus des droits de Dieu ». Parmi les objectifs affichés dans ses statuts : 1. Soutenir les droits et les devoirs des êtres humains. 2. Favoriser un nouvel ordre social et international basé sur la vérité, la justice, la droiture et la générosité, plutôt que l’intérêt égoïste. 3. Exiger la vertu et s’opposer aux mauvaises choses dues à la dérive des puissants dans l’exercice de la puissance quelle que soit sa source — par exemple politique, juridique, médiatique, économique, militaire, personnelle, etc. 4. Recueillir les informations sur les atrocités, l’oppression, et les autres abus des droits de Dieu. 5. Faire campagne pour la réparation de tels crimes. 6. Poursuivre les criminels en justice. Fidèle à ces objectifs, elle est aujourd’hui la principale association à entamer des poursuites pour « islamophobie ». Sur son site, elle donne deux exemples illustrant qui sont les principales victimes de ce fléau : les talibans et les islamistes palestiniens – pas les militants palestiniens en général, seulement les militants palestiniens islamistes. Son responsable Massoud Shajeree est un proche des groupes jihadistes comme al Moudjahiroun. Il est le responsable des slogans antijuifs pendant le discours de Fidel Castro. Il a été invité au Forum social européen.

Les Netourei Karta

Les Netourei Karta ont, dès le 19e siècle, refusé le sionisme parce que« athée et socialiste ». En 1924, leur chef écrit à la Société des Nations en la suppliant d’interdire la création d’un Etat Israëlien. Longtemps considérés comme exotiques, les Neturei sont surtout concentrés à New York ou à Méa Shéarim, un quartier de Jérusalem où aucune femme en pantalon ne peut entrer sans recevoir une salve de pierres. Malgré la chaleur, ils ont conservé la panoplie de l’Europe de l’est : énormes chapeaux en fourrure et bas de laine.

Mais leur exotisme ne les empêche pas, bien au contraire, de se révèler fort précieux sur un plan stratégique. Surtout pour les islamistes, toujours ravis de sponsoriser l’envoi d’une délégation de Juifs demandant la fin de l’Etat d’Israël.

Quand on demande au Rabbin Weiss, leur leader, ce qu’il reproche vraiment à l’Etat d’Israël, la solidarité avec les palestiniens disparaît immédiatement pour laisser la place à une violente diatribe contre les juifs non-intégristes, accusés de ne pas vouloir vivre dans une théocratie : « Israël ne reconnaît pas le Shabbat. Beaucoup d’israéliens ne prient pas ce jour. Or si Israël était un véritable état juif, il y aurait des mesures de rétorsions contre ses apostats ».

Deuxième problème, les femmes : « en Israël, quand une femme venue de notre communauté s’oppose à nos lois elle trouve refuge auprès des sionistes ». Autre motif : le massacre de juifs ultra-orthodoxes commis à Hébron par des Palestiniens arabes : « ce massacre est la faute des sionistes, s’ils n’étaient pas venus, nous n’aurions pas souffert». A Durban, invités par la Islamic Human Right commission, ils étaient de tous les shows anti-israéliens

Tract diffusé au Forum des ONG : « Et si Hitler avait gagné ? Il n’y aurait pas de sang palestinien versé. » Son auteur : Yusuf Deedat, responsable de la Islamic Propagation Centre International de Durban, et le fils d’un prédicateur proche du Centre islamique de Genève dirigé par Hani Ramadan.

Sortie de « Chronique de l’intégrisme ordinaire »

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INVOQUER DIEU pour opprimer, intimider, arrêter, emprisonner
ou tuer est un mal très répandu. Pas une semaine sans
qu’une affaire éclate dans un coin du monde/ Les
affaires mettant en scène l’islam sont souvent plus spectaculaires,
plus meurtrières, et donc logiquement plus répercutées.
D’autres affaires, tout aussi insensées, passent parfois inaperçues.
Pourtant, au quotidien, le théâtre de l’intégrisme met en
scène des personnages issus de toutes les religions. Y compris
dans des régions du monde jusqu’ici très hostiles au religieux,
comme la Russie où l’effondrement de l’idéologie communiste
a laissé place à un retour en force de l’idéologie religieuse à
connotation politique. Lorsqu’un commando d’intégristes russes
orthodoxes décide de saccager une exposition présentant des
oeuvres jugées blasphématoires à Moscou, certains membres de
la Douma leur donnent raison. Et les défenseurs de la liberté
artistique finissent licenciés. Les affaires de blasphème sont
redevenues si nombreuses qu’un ouvrage pourrait y être consacré
chaque année. J’ai choisi de m’arrêter sur 2008. Et de ne pas
focaliser uniquement sur les affaires les plus graves ou les plus
meurtrières, mais de prendre une photographie de tous ces
petits faits divers et actualités qui font le quotidien. Une année
d’intégrisme ordinaire.

fiammetta venner