Archives mensuelles : janvier 2009

Sommaire de « Chronique de l’intégrisme ordinaire »

MONDE
Al-Qaida super branchée

AFGHANISTAN
Condamné à mort pour blasphème

ÉTATS-UNIS
Le « ground zéro » du choix

FRANCE
Ayaan Hirsi Ali à Paris

FRANCE
Nuit d’adoration avec un ministre de la République

SÉNÉGAL
Chasse aux homos

SUISSE
Le Conseil des droits de l’homme veut lutter contre la
diffamation des religions

YÉMEN
Divorcée à 9 ans

ÉTATS-UNIS
Mariages forcés chez les mormons

PAKISTAN
Mort au blasphémateur

GRANDE-BRETAGNE
Piscine interdite aux non-musulmans

INDE
« Tout musulman devrait être un terroriste. »

PAKISTAN
L’avancée de la charia
LIBAN
Les traîtres du parti de Dieu

FRANCE
Un homme refuse que sa femme soit soignée par un homme

ARABIE SAOUDITE
Se marier… avec un bébé

RUSSIE
« Attention, religion ! »

MALAISIE
L’homophobie comme stratégie politique

CACHEMIRE
Nuée de pèlerins

MONDE
Mickey Mouse doit mourir

ÉTATS-UNIS
Sarah Palin sélectionnée

ÉGYPTE
Kareem Amer, blogueur toujours emprisonné

HAÏTI
Cyclones force 10 sur l’échelle de Lesbos

ISRAËL
Attentat contre Zeev Sternhell

GRANDE-BRETAGNE
Fille d’intégriste et strip-teaseuse

AFGHANISTAN
Vie et mort du lieutenant-colonel Malalaï Kakar

ALGÉRIE
Pas de répit pour le carême

PALESTINE
La crise mondiale… la faute aux juifs

VATICAN
Benoît XVI, le juif perfide et Pie XII

ISRAËL
Commandos de la pudeur

ÉTATS-UNIS
Le Vatican et les prêtres pédophiles

INDE
Quand Dieu frappe à la porte, les murs explosent

JAPON
Little Big Planet retardé pour offense au Coran

JORDANIE
Poète en cage

SOMALIE
Lapidation d’une enfant

ÉTATS-UNIS
Électeurs d’Obama, repentez-vous !

NICARAGUA
Menaces contre une féministe

IRAN
Lapidation confirmée

BANGLADESH
Les cigognes contre l’islam

GRANDE-BRETAGNE
Pas si « Grande »-Bretagne

FRANCE
Fin de partie pour le voile à l’école

FRANCE
L’Agrif attaque Charlie Hebdo

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Sortie de « Chronique de l’intégrisme ordinaire »

INVOQUER DIEU pour opprimer, intimider, arrêter, emprisonner
ou tuer est un mal très répandu. Pas une semaine sans
qu’une affaire éclate dans un coin du monde/ Les
affaires mettant en scène l’islam sont souvent plus spectaculaires,
plus meurtrières, et donc logiquement plus répercutées.
D’autres affaires, tout aussi insensées, passent parfois inaperçues.
Pourtant, au quotidien, le théâtre de l’intégrisme met en
scène des personnages issus de toutes les religions. Y compris
dans des régions du monde jusqu’ici très hostiles au religieux,
comme la Russie où l’effondrement de l’idéologie communiste
a laissé place à un retour en force de l’idéologie religieuse à
connotation politique. Lorsqu’un commando d’intégristes russes
orthodoxes décide de saccager une exposition présentant des
oeuvres jugées blasphématoires à Moscou, certains membres de
la Douma leur donnent raison. Et les défenseurs de la liberté
artistique finissent licenciés. Les affaires de blasphème sont
redevenues si nombreuses qu’un ouvrage pourrait y être consacré
chaque année. J’ai choisi de m’arrêter sur 2008. Et de ne pas
focaliser uniquement sur les affaires les plus graves ou les plus
meurtrières, mais de prendre une photographie de tous ces
petits faits divers et actualités qui font le quotidien. Une année
d’intégrisme ordinaire.

fiammetta venner

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Chat 20 minutes

Fiammetta participera au Chat de 20 minutes

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Tabassages communautaires

Les petits nervis de la LDJ disent ne pas vouloir importer le conflit Israélo-Palstenien, mais tabassent volontiers des lycéens français d’origine magrébine sous prétexte de défendre Israël…

Les ratonnades ne sont plus ce qu’elles étaient. Jadis, des skins, parfois beurs comme Batskin, tabassaient indistinctement juifs et arabes. Aujourd’hui, tout fout le camp et se communautarise. Jeudi 8 janvier, trois lycéens de Janson-de-Sailly, âgés de 15 à 17 ans — dont deux d’origine tunisienne — sont pris à partie et tabassés par un groupe de 7 sept militants pro-israéliens venus distribuer des tracts de la Ligue de défense juive.

Assez récente en France, la LDJ n’en n’est pas à son premier coup de poing. Il s’agit de la branche française de la Jewish Defense League, considérée comme un groupe terroriste par le FBI. Son fondateur, Meir Kahane, cumule les tares. Ultra-nationaliste et ultra-religieux, il sera exclu de la Knesset — où il a  été élu en 1984 — pour racisme. Avant de se finir assassiné à New York.

Quand la LDJ s’implante en France, elle le fait sur les ruines du Betar, dont elle recupère les militants les plus excités. Autant le Betar était proche du Likoud, autant la LDJ considère le Likoud comme un parti trop attaché à la démocratie.

Sur le territoire français, la LDJ incite « les Juifs de France à assurer par eux-mêmes leur protection contre leurs agresseurs ». Feignant d’assurer la protection de commerçants juifs, on peut les voir patrouiller dans le quartier parisien du Marais, talkie-walkie au poing et regard agressif pour tout ce qui ne porte pas une kippa. Il leur arrive aussi de bousculer le service d’ordre d’organisations non extrémistes juives lors de manifestations, où leurs troupes se reconnaissent à leur excitation et à leur sigle : un poing serré sur un drapeau jaune.

Lors de la manifestation en mémoire de Ilan Halimi, la LDJ tentera d’introduire Philippe de Villiers dans le carré de tête. SOS Racisme l’en sortira. Mais leur fonds de commerce consiste surtout à casser la gueule à toute personnalité antisémite (il y a de quoi s’occuper) : Alain Soral, Dieudonné. Au risque d’avoir les mêmes méthodes que la Tribu Ka…

Ceux qui se présentent comme les « gardes du corps de la communauté » s’expliquent à visage flouté : « On est la pour redresser l’image du juif. Montrer que les juifs ne sont pas des victimes ». Objectif réussi. Grâce aux efforts conjoints des Israéliens à Gaza et de la LDJ en France, ce sont les antisémites et les militants du Hamas qui passent pour des victimes.

C. Fourest et F. Venner

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France O

Fiammetta Venner sera sur France O pour parler de l' »islamophobie »

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Offensive contre la charia sauce à la menthe

Comme au Canada, des militants laïcs anglais mènent campagne contre l’existence de cours de justice communautaires basées sur la charia.

« Une loi pour tous ». C’est sous ce slogan que des féministes et des laïcs sont partis en guerre contre des simulacres de justice qui fleurissent en Grande-Bretagne : les sharia court. Des tribunaux communautaires, tenus au mieux et dans la version light par les Frères musulmans. Quant au pire, la version carrément hard trash, on la trouve au Tribunal de la Shariah, fondé par le groupe d’Omar Bakri al Muhadjirun, qui prône le jihad et a mené campagne contre Salman Rushdie.

Mais dans tous les cas, ils sont constitués d’imams rétrogrades qui appliquent une seule loi, la loi islamique. Au risque d’être souvent en contradiction avec le droit familial commun, puisque la charia consacre le patriarcat au détriment de l’égalité hommes-femmes. Ainsi, une femme ne peut hériter que de la moitié d’un homme, la garde des enfants de plus de 7 ans va automatiquement au père, les pensions alimentaires sont plus défavorables aux femmes — l’homme n’est tenu d’épauler son ex-épouse pendant seulement quatre mois… « Le problème, c’est que ces femmes ignorent qu’il existe une autre justice, la vraie », explique Maryam Namazie, l’organisatrice de « Une loi pour tous ».

Exemple, cette jeune femme pakistanaise de 13 ans. Sa famille l’a mariée par téléphone à un homme de 40 ans, handicapé mental. Mais le Home Office a refusé de valider l’union. Pas le conseil islamique de la charia. Il a convaincu la jeune pakistanaise que son mariage correspondait parfaitement aux normes religieuses. Une autre jeune femme de 30 ans a dû consulter trois imams avant d’obtenir le divorce religieux d’avec son cousin. Des femmes battues se voient très souvent conseillées… de prendre leur mal en patience.

Les islamistes soft, comme les Frères musulmans anglais, se verraient bien jouer les médiateurs et demandent de meilleures formations. À les écouter, une bonne compréhension de la charia permettrait de lutter contre les mariages forcés (interdits en principe en Islam). Ils oublient de dire qu’en échange, la Grande-Bretagne légitime un droit familial patriarcal autorisant entre autres la polygamie ou le fait d’épouser une mineure…

Co organisatrice de la campagne « Une loi pour tous », Gina Khan se souvient de l’arrivée en Angleterre de ses parents : « Mon père avait une autre femme restée au Pakistan, ma mère s’est appuyée sur la loi civile pour le faire divorcer. Je crains que les nouvelles générations de migrants n’aient même plus ce réflexe ». D’autant qu’une procédure devant un tribunal islamique communautaire coûte moins cher que de prendre avocat pour aller devant la justice anglaise…

« discriminants et injustes »

Les féministes et les laïcs refusent par principe ces exceptions au droit familial commun, qui transforment les femmes musulmanes anglaises en sous-citoyennes. Comme au Canada, le combat est surtout mené par des féministes de culture musulmane. En Ontario, la figure de proue s’appelait Homa Arjomand, réfugiée politique d’origine iranienne. Sans son énergie et le succès international de sa pétition sur internet (www.nosharia.com), le Canada se dotait de tribunaux islamiques. Non seulement, le gouvernement ontarien a finalement reculé mais il a dû renoncer à une loi de 1991 validant les arbitrages familiaux de tous les tribunaux religieux.

Un exemple qui donne espoir à Maryam Namazie, une autre réfugiée politique iranienne, mais qui a choisi d’émigrer an Angleterre. Elle ne supporte plus de voir le multiculturalisme anglais mis au service de la ghettoïsation et du « deux poids deux mesures » en matière de droit familial : « Ces tribunaux sont discriminants et injustes ». Sa campagne a reçu le soutien d’organisations laïques comme la National Secular society, celui d’écrivains comme Ayaan Hirsi Ali ou Taslima Nasreen, ainsi que celui de Homa Arjomand. Souhaitons lui le même succès qu’en Ontario. Même si l’Angleterre pourrait être plus dure à convaincre. Au pays de l’anglicanisme, où le politique n’a jamais vraiment cessé de flirter avec le religieux, l’évêque de Canterbury s’est d’ores et déjà prononcé pour la reconnaissance légale de ces tribunaux islamiques.

Caroline Fourest et Fiammetta Venner

Charlie Hebdo, 1er janvier 2009

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