Nous quittons Charlie Hebdo à la fin du mois. Après de belles années passées à ferrailler contre tous les intégrismes et à tenter de sauver la gauche de ses démons… Cette page se tourne. L’audace se cherche ailleurs. Mais il n’est pas question d’y renoncer. Nous souhaitons bonne chance au nouveau Charlie, où nous comptons toujours des amis, et que nous souhaitons voir longtemps en kiosques. (Caroline Fourest et Fiammetta Venner)
juillet 9, 2009
Le terrain de jeu de Washington
Au Honduras, longtemps base arrière des opérations spéciales au Salvador et au Nicaragua, chaque tendance de l’ultra-droite américaine est représentée. Le responsable du coup d’état, le général Romeo Vasquez, est diplomé de la School of the America. Une pépiniere pour dictateurs latinos — Pinochet, Suarez, Noriega, d’Aubuisson y sont passés —, ou l’on apprennait à « défendre la liberté contre le communisme ». Pas moins de sept manuels y étaient consacrés au « maintien de l’ordre » : usage de la torture, chantage, séquestration des proches, usage de la « disparition » et, au besoin, recours à des escadrons de la mort. Après la publication des bonnes feuilles dans la presse US, Clinton a tenté de fermer l’école. En vain : elle s’est autodissoute et s’appelle maintenant l’Institut de coopération pour la sécurité hémisphérique (WHISEC)…
De plus, 600 militaires nord-américains sont actuellement en poste aux Honduras. Sans compter les associations vitrines. Comme la Fondation Mater Christi/Ave Maria. Fondée en 1983 par le créateur de Pizza Domino, Tom Monaghan, elle investit des millions de dollars dans une mission qui a officiellement pour but d’alphabétiser et d’héberger des religieux. La droite religieuse recommande vivement aux jeunes catholiques d’y faire un stage à la fin du lycée et, à regarder les photos de famille, on se demande s’il ne s’agit pas d’un stage de survie…
L’administration américaine a condamné le coup d’état. On le sait Obama, tout comme Clinton, voudrait mettre fin aux pratiques interventionistes en Amérique Latine. Le 30 juin, la US Southern command du Honduras jurait qu’aucun militaire n’avait participé à l’expulsion du président hondurien et que tout le monde était bouclé dans les casernes. Deux précautions valent en effet mieux qu’une.
F. Venner
mai 29, 2009
Le village gaulois est en Bretagne
Dissoud après qu’un des leurs ait tiré sur Chirac, les ex d’Unité radicale rêvent de renaître depuis leur tout nouveau camp retranché.
Avec tous les “agents du système”, les “collabos du métissage”, pas moyen de faire un salut nazi en paix. Leur “soupe aux cochon” (pensée pour filtrer entre bons et mauvais pauvres) a eu un certain succès, mais leur réunion à la gloire des “patries charnelles” attire tout juste de quoi remplir une cabine téléphonique. Et à Nice, leur manifestation contre la commémoration de l’abolition de l’esclavage a été “réprimée” par un maire UMP.
Face à l’adversité, Philippe Milliau, membre des Identitaires et ex candidat du MNR, a trouvé la solution. Entre Brest et Rennes . Un corps de ferme et 10 hectares, disponibles pour toutes activités. Ti Breizh, sa “Maison bretonne” est “un pôle de rassemblement et d’animation pour tous ceux qui veulent défendre et promouvoir une identité clairement assumée en Bretagne”. Rien à voir avec l’extrême droite jurent-ils. Pourtant, sous des variantes de dénomination, ces “nationaux-révolutionnaires” — pour ne pas dire “socialistes” —se revendiquent d’un peuple amalgamé avec ses gènes. Car, pour eux, “Le métissage détruit la diversité”.
Des grillages protègent la petite communauté des invasions des villageois indigènes. N’y sont admis que les membres. Au menu : cours de breton, potager biologique. Mais alors, à quoi servent les maîtres-chiens en treillis ? Un fiction née de l’imagination des journalistes gauchistes de la presse régionale selon Jeune Bretagne, la déclinaison locale des Identitaires. Et pourquoi les réunions publiques ne se font pas dans la ferme ?
Il faut rechercher dans la complexité identitaire les raisons de cette discrétion. “Nous sommes les enfants de la Commune et du 6 février 1934” clament-ils. Côté commune, ils cherchent à plaire aux ouvriers en expliquant que “l’immigration est un esclavage moderne qui pille l’Afrique de ses richesses humaines et asphyxie l’Europe”. Côté 6 février, ils cultivent une adoration pour les militaires. De préférence borderline. Comme Aymeric Chauprade, enseignant de l’Ecole de guerre viré pour avoir expliqué que 11 septembre était une invention américaine. Mais aussi le lieutenant Médéric X, accusé d’avoir laissé mourir d’épuisement un légionnaire slovaque à Djibouti.
On comprend mieux les grillages et les maîtres chiens. Dans les années 80, les adorateurs français d’Hitler s’entrainaient dans un château en région parisienne. Aujourd’hui, c’est la Bretagne qui a les faveur des nostalgiques de la révolution sociale et nationale. Mais même là l’adversité les rattrape. Les habitants de Guerlesquin, le village qui accueille nos valeureux gaulois, les regardent de travers. Quant aux partisans de l’identité bretonne, qui s’expriment sur les forums de la presse régionale, ils sont limite menaçants : “Ce n’est pas ces extremistes venus de nulle part, qui vont venir nous expliquer à nous les Bretons ce qu’est notre identité… Mais pour qui se prennent-ils ? Pour des colons ? ». Les identitaires auraient mieux fait de s’acheter une villa en Corse.
Fiammetta Venner
avril 16, 2009
La bataille de Durban
Les islamistes ont pris en otage la première conférence mondiale contre le racisme de Durban. Sa réédition, prévue à Genève du 20 au 24 avril, hésite entre succomber à l’intox de groupes néoconservateurs américains, décidés à avoir la peau des Nations Unies, ou participer au cirque de quelques guignols, dont Ahmadinedjab et Khadafi, qui songent à venir faire un tour de manège.
En termes de calendrier, la première conférence mondiale contre le racisme — qui a eu lieu en Afrique du Sud du 31 août au 7 septembre 2001 — ne pouvait plus mal tomber. Nous étions quelques mois après l’arrivée de George W. Bush au pouvoir, quelques semaines après le déclenchement de la seconde intifada et quelques jours seulement avant le 11 septembre. Il flottait comme un climat empoisonné.
Dans les rues, des radicaux islamistes sud-africains, rejoints par des extrémistes venus pour la conférence, manifestaient contre « l’holocauste des palestiniens » aux cris de « Sionisme = racisme ». Au forum des ONG, l’Union des avocats arabes avait loué un stand pour y vendre les Protocoles des Sages de Sion. Le même stand exposait des dessins montrant des Juifs aux nez crochus, où l’étoile de David était systématiques associée à des Croix gammées. Sans que cela choque. Trop heureux de venir écouter le discours fleuve de Fidel Castro, certains militants se sont à peine pincés le nez entendant des slogans antisémites fuser. Les mêmes fermaient les yeux lorsque des groupes d’extrémistes venaient bousculer au caucus européen et au forum des jeunes. Deux militantes belges se sont retrouvées cernées par des dizaines de militants pro-Palestiniens venus les insulter et les traiter de « criminelles », simplement parce qu’elles étaient… juives. L’une d’elle confie n’avoir jamais fait l’objet un tel antisémitisme de toute sa vie. Elle venait de tomber sur un tract à la gloire d’Hitler (voir encadré).
Au milieu de la pagaille générale, trois drôles de rabbins posaient pour les photographes devant des pancartes anti-sionistes. Des Netouraï Karta, ces intégristes juifs opposés à l’existence de l’Etat d’Israël pour des raisons religieuses. Seul dieu — et non de satanés laïques — pouvant offrir la terre promise…. Quelques années plus tard, les mêmes viendront donner faire une conférence au théâtre de la main d’or à l’invitation de Dieudonné.
À Durban, leur chaperon s’appellait Massoud Shadjareh, un islamiste anglais qui préside la Islamic Human right commission. Une organisation intégriste connue pour mener la guerre à l’« islamophobie », définie comme une « atteinte aux droits de dieu ». En 2003, son site attaquaient Taslima Nasreen et Salman Rushdie, les désignant comme les plus grands « islamophobes ». Dans un documentaire diffusé par Channel 4, on peut apercevoir Shadjareh aux côtés d’Omar Bakri, l’un des leaders du « Londonistan », supporter officiel de Ben Laden, expulsé au lendemain des attentats de Londres. Des fréquentations qui ne l’empêchent pas de noyauter le milieu altermondialiste. Il sera très actif dans l’organisation de plusieurs tables-rondes au Forum social européen de Londres, en 2004, où Tariq Ramadan a joué les guest stars.
Quant à l’auteur du tract regrettant Hitler, il appartient à un Centre islamique sud-africain, jadis financé par Ben Laden et dirigé par un prédicateur vivement recommandé par le Centre islamique genevois de la famille Ramadan…. Le monde est décidément très petit. À moins que le noyautage de l’anti-racisme n’ait rien de tout à fait spontané, et tout d’un boulot soigneusement pensé.
L’intox sur Durban 2
À cause de ce putsch extrémiste, plusieurs ONG appellent aujourd’hui au boycott de Durban 2. La plupart sont de bonne foi et légitimement inquiètes. D’autres, proche de l’extrême droite américaine, jouent carrément la carte de la désinformation et voudraient profiter des dérives de Durban 1 pour réclamer la mort des Nations Unies (voir encadré). Au risque de raconter tout et n’importe quoi sur Durban 2.
Ce ne sera pas une grand-messe, comme en Afrique du Sud, mais une simple conférence d’examen, organisée au Conseil des droits de l’homme à Genève, sans forum des ONG. On peut s’attendre à voir débarquer quelques fidèles de la famille Ramadan, des ONG accréditées par l’Iran (plusieurs ont été croisées en train de repérer les lieux) et sans aucun doute Massoud Shadjeree et ses rabbins alibis. Un joli défilé qui promet sans doute un peut de sport dans les couloirs (toutefois surveillés par la police de l’Onu), mais rien qui ne justifie de tout mélanger. Les négociations entre les Etats et le cirque dans les couloirs.
C’est là que tout le monde s’y perd. Plusieurs ONG proches de la droite américaine confondent volontiers ce qui est arrivé au forum des ONG en 2001 avec la vraie conférence — celle qui s’est déroulée entre les états — pour discréditer l’ensemble du processus du Durban. Un peu comme si on amalgamait ce qui se dit au G20 avec les tracts circulant lors d’un contre-sommet altermondialiste. Malhonnête. Dans une conférence mondiale, le forum des ONG est un lieu très ouvert, qui accueille presque toutes les organisations accréditées. En l’occurrence, à Durban, les extrémistes, accrédités en nombre, ont pondu un texte entièrement focalisé sur Israël, décrit comme le nouveau pays de l’apartheid. Fait rare aux Nations-Unies, ce texte a été rejeté par la Conférence des Etats, chargée d’adopter la véritable plate-forme de lutte contre le racisme.
Une plate-forme bonne à 90 %
Soyons clair. Les négociations entres les Nations n’avaient rien d’une ballade de santé. Les pays de l’Organisation de la Conférence islamique, de l’Union africaine et du Mouvement des non alignés ont voulu focaliser sur les discriminations du passé, comme l’esclavage et la colonisation, ainsi que sur le Moyen-Orient, pour faire monter les enchères et détourner le regard des discriminations d’aujourd’hui, en cours dans leurs pays. Comme l’esclavage contemporain, le sort de millions d’intouchables en Inde ou celui des homosexuels — que l’on pend en Iran. À l’époque, les Etats-Unis et Israël ont claqué la porte. L’Union européenne, présidée par la Belgique, a choisit de rester. En négociant d’arrache-pied, de 9h à minuit non stop, elle est parvenue à sauver en grande partie la plate-forme. L’essentiel comporte des termes très forts protégeant les victimes de racisme, d’esclavage (y compris contemporain), de persécutions religieuses ou d’antisémitisme. L’Union européenne a même obtenu un paragraphe précisant qu’on ne doit pas oublier la Shoah. Mais en échange, elle a dû faire deux concessions majeures.
La première, c’est qu’Israël est le seul pays cité. Ce qui n’aurait rien d’un drame dans une plate-forme portant sur les conflits territoriaux, voire sur les crimes de guerres, devient absurde dans une plate forme portant sur le racisme… où aucun pays n’est cité. Pas même ceux menant des politiques de nettoyages ethniques ! En revanche, il est faux de dire que le « langage de haine » contre Israël est resté. Israël est cité lors d’un paragraphe se préoccupant du « sort des Palestiniens vivant sous occupation étrangère. » Mais le nom d’Israël apparaît pour réaffirmer le droit de tous les pays de la région, « y compris Israël », à la sécurité.
L’autre concession majeure, c’est l’introduction du mot « islamophobie » dans la plate-forme. Un terme confus qui a permis de confondre la lutte contre le racisme avec une lutte destinée à protéger l’Islam de toute critique, y compris au Conseil des droits de l’Homme. La publication des douze dessins danois sur Mahomet est clairement visée… En 2008, les pays musulmans ont fait voter une résolution interdisant la « diffamation des religions », notamment grâce au soutien de Cuba et de la Chine. Depuis, ils rêvent d’introduire ce concept dans la plate-forme contre le racisme censée faire consensus.
Cela fait quelques bonnes raisons de boycotter. Le Canada et l’Amérique d’Obama ont choisit cette option. Elle permet de mettre la pression. Mais pas de l’emporter. La politique de la chaise vide fait précisément partie des erreurs tactiques qui ont permis aux prédateurs des droits de l’Homme de tenir le haut du pavé depuis 2001. Plutôt que de boycotter, l’Union européenne a donc choisi de participer aux négociations préparatoires, jusqu’au bout, tout en fixant quelques lignes rouges à ne pas dépasser. Dont la « diffamation des religions », que tous les pays de l’Union s’accordent pour rejeter au nom de la liberté d’expression.
Sa fermeté est en train de payer. En faisant bloc, les pays européens ont obtenu un texte court, qui limite la casse. Pour l’instant, Israël n’est plus cité, la surenchère sur le passé est évitée et le concept de « diffamation des religions » a été retiré. En échange, l’Union a dû s’engager à ne pas surenchérir de son côté en introduisant de nouveaux termes, notamment contre l’homophobie.
Réchauffement climatique annoncé à Genève
Certains trouveront ce marchandage scandaleux. Ce serait pourtant ne rien comprendre à l’état des forces en présence, ni au principe des Nations Unies. En 2009, hélas, le fait d’obtenir un texte contre le racisme qui ne soit ni antisémite ni pensé pour mettre la lutte contre le racisme au service de la lutte contre le blasphème relève déjà du miracle. Si ce texte tient jusqu’au bout, c’est à dire jusqu’au 24 avril, les Nations Unies pourront se féliciter d’avoir tourné la page de Durban 1 et de l’après-11 septembre. Si les lignes rouges sont enfoncées, l’Union européenne devra quitter la conférence. Pour refuser de mettre la lutte contre le racisme au service de la lutte contre la liberté d’expression ou de l’antisémitisme. Ce sera toutefois plus facile à expliquer sur place qu’avant la conférence, alors que les négociations avançaient.
Le boycott pur et simple fait surtout le jeu des extrêmes. Qu’ils soient islamistes ou néo-conservateurs. Ensemble, ils sont bien décidés à déchirer la déclaration universelle servant miraculeusement de langue commune aux Nations unies depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Puisque tous les chefs d’Etat sont invités, Khadafi et Ahmadinejab songent à venir tenir le haut du pavé. Et donc de se prendre pour les hérauts de la lutte contre le racisme et la diffamation des religions. Amusant quand on sait le sort réservé aux minorités religieuses (notamment les bahaïs) en Iran et le racisme anti-Noirs qui court en Lybie. Si les Etats-Unis ne boycottaient pas, c’est ce que Barack Obama pourrait venir rappeler à la tribune…
Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Encadré 1
Qui se cache derrière le tract sur Hitler ?
Nous avons retrouvé l’auteur du tract glorifiant Hitler. Il s’appelle Yusuf Deedat et milite à la Islamic Propagation Centre International de Durban. Un centre islamique qui devait s’appelait à l’origine le Centre Ben Laden. Le numéro un d’al-Quaeda étant l’un des principaux mécènes de l’association jusqu’en 2001… Le Centre est dirigé par le père de l’auteur du tract sur Hitler, Ahmed Deedat, un théologien recommandé par le Centre islamique de Genève… Le QG des Frères musulmans en exil, dirigé par Hani Ramadan, et dont Tariq Ramadan est toujours administrateur. Le monde est décidemment tout petit…
Après le 11 septembre, Ahmed Deedat a continué à soutenir Ben Laden en rappelant qu’il était un ami de la famille et un homme qui a beaucoup fait pour « purifier » l’islam sud-africain. En l’occurrence, Ben Laden a chargé la famille Deedat de convertir les Zoulous à l’islam, notamment grâce à un Coran traduit en zoulou. Yussuf Deedat continue l’oeuvre de son père. Il a dernièrement distribué des DVD incitant à la haine envers les hindous et invité les fameux Neturei Karta à une réunion contre Israël. Il diffuse aussi les textes de Tariq Ramadan.
CF et FV
Encadré 2
Un œil borgne sur l’ONU
L’une des ONG plus actives, Eye on the UN, est clairement une émanation des réseaux néo-conservateurs américains. Notamment de l’Hudson Institute, l’un des principaux think tank des néo-conservateurs, où ont siègè Francis Fukuyama, Richard Perle et Donald Rumsfeld. L’organisation s’est lancée dans une véritable croisade contre les Nations-Unies depuis la guerre en Irak. Leur rêve, les supprimer et les remplacer par un club de démocraties. Tout est bon pour tenter de discréditer le multilatéralisme et revenir à un monde où les rapports de force seraient gérés uniquement de façon bilatérale, c’est-à-dire si possible grâce à l’hégémonie américaine. Alors que l’administration d’Obama ne cache pas son inquiétude quant au processus de Durban, l’ONG lui vomit dessus en prédisant qu’il finira par céder puisqu’il aime se coucher « devant tout ce qui n’est pas américain ».
CF et FV
avril 9, 2009
Parmi les ONG responsables des dérives de Durban I :
Le Ben Laden Institute alias Islamic Propagation Centre International
Le groupe de Ahmed Deedat devait à l’origine s’appeller le Ben Laden institute. Modeste, Ben Laden a décliné l’offre parce qu’il estimait n’avoir pas financé la totalité du centre. Prédicateur reconnu, il fait partie des personnes conseillées par le Centre islamique de Genève (la matrice européenne des Frères musulmans et incidemment le port d’attache de la famille Ramadan). Le fils d’Ahmed Deedat, Yusuf, est l’auteur du texte sur Hitler diffusé à la conférence (voir page suivante). Après le 11 septembre, Ahmed Deedat a continué à soutenir en Laden en rappelant qu’il était un ami de la famille et que Ben Laden avait oeuvré à la purification de l’islam sud-africain et à la conversion des zoulous à l’islam en financant des bâtiments et une traduction du Coran en zoulou. Pour lui, Ben Laden est un bouc émissaire pour les américains.
Yussuf Deedat continue l’oeuvre de son père. Il a dernièrement diffusé des DVD incitant à la haine envers les hindous et invité les Neturei Karta à une réunion contre Israël. Il diffuse aussi les textes de Tariq Ramadan
PAGAD People against Gangsterism and Drugs
Le mouvement fait encore illusion en 2001. Il s’agit d’un groupe luttant contre la délinquance et la prostitution. En réalité c’est un groupe jihadiste qui élimine les gangs rivaux dans les bidonvilles du Cap. Les militants s’entrainent dans des camps au combat de rue. Plusieurs attaques anti-juives leur ayant été attribués, ils sont désormais considérés comme une organisation terroriste.
Muslim Judicial Council,
Le président Shaykh Ebrahim Gabriels, a depuis 2000 regulièrement incité ses fidèles à se méfier des juifs. A la télévision, en novembre 2001, il a notamment déclaré que les juifs détenaient le pouvoir et les médias. Il se refère aussi a Ahlul Bait Foundation, une organisation chiite pro-iranienne spécialisée dans la négation de la shoah. Les militants de ces deux associations étaient très présents à Durban. L’ABF a distribué gratuitement des exemplaires des protocoles des sages de Sion. Quelques jours avant la conférence de Durban, le MJC réunissait 20 000 militants au Cap aux cris de “Jews are the scum of the earth.”
La Islamic Human right commission
Tentant de se faire passer pour la branche arabophone d’Amnesty International, la Islamic Human Rights Commission, a pour but de « recueillir les informations sur les atrocités, l’oppression, et les autres abus des droits de Dieu ». Parmi les objectifs affichés dans ses statuts : 1. Soutenir les droits et les devoirs des êtres humains. 2. Favoriser un nouvel ordre social et international basé sur la vérité, la justice, la droiture et la générosité, plutôt que l’intérêt égoïste. 3. Exiger la vertu et s’opposer aux mauvaises choses dues à la dérive des puissants dans l’exercice de la puissance quelle que soit sa source — par exemple politique, juridique, médiatique, économique, militaire, personnelle, etc. 4. Recueillir les informations sur les atrocités, l’oppression, et les autres abus des droits de Dieu. 5. Faire campagne pour la réparation de tels crimes. 6. Poursuivre les criminels en justice. Fidèle à ces objectifs, elle est aujourd’hui la principale association à entamer des poursuites pour « islamophobie ». Sur son site, elle donne deux exemples illustrant qui sont les principales victimes de ce fléau : les talibans et les islamistes palestiniens – pas les militants palestiniens en général, seulement les militants palestiniens islamistes. Son responsable Massoud Shajeree est un proche des groupes jihadistes comme al Moudjahiroun. Il est le responsable des slogans antijuifs pendant le discours de Fidel Castro. Il a été invité au Forum social européen.
Les Netourei Karta
Les Netourei Karta ont, dès le 19e siècle, refusé le sionisme parce que« athée et socialiste ». En 1924, leur chef écrit à la Société des Nations en la suppliant d’interdire la création d’un Etat Israëlien. Longtemps considérés comme exotiques, les Neturei sont surtout concentrés à New York ou à Méa Shéarim, un quartier de Jérusalem où aucune femme en pantalon ne peut entrer sans recevoir une salve de pierres. Malgré la chaleur, ils ont conservé la panoplie de l’Europe de l’est : énormes chapeaux en fourrure et bas de laine.
Mais leur exotisme ne les empêche pas, bien au contraire, de se révèler fort précieux sur un plan stratégique. Surtout pour les islamistes, toujours ravis de sponsoriser l’envoi d’une délégation de Juifs demandant la fin de l’Etat d’Israël.
Quand on demande au Rabbin Weiss, leur leader, ce qu’il reproche vraiment à l’Etat d’Israël, la solidarité avec les palestiniens disparaît immédiatement pour laisser la place à une violente diatribe contre les juifs non-intégristes, accusés de ne pas vouloir vivre dans une théocratie : « Israël ne reconnaît pas le Shabbat. Beaucoup d’israéliens ne prient pas ce jour. Or si Israël était un véritable état juif, il y aurait des mesures de rétorsions contre ses apostats ».
Deuxième problème, les femmes : « en Israël, quand une femme venue de notre communauté s’oppose à nos lois elle trouve refuge auprès des sionistes ». Autre motif : le massacre de juifs ultra-orthodoxes commis à Hébron par des Palestiniens arabes : « ce massacre est la faute des sionistes, s’ils n’étaient pas venus, nous n’aurions pas souffert». A Durban, invités par la Islamic Human Right commission, ils étaient de tous les shows anti-israéliens
Tract diffusé au Forum des ONG : “Et si Hitler avait gagné ? Il n’y aurait pas de sang palestinien versé.” Son auteur : Yusuf Deedat, responsable de la Islamic Propagation Centre International de Durban, et le fils d’un prédicateur proche du Centre islamique de Genève dirigé par Hani Ramadan.
mars 26, 2009
Excommunions le pape !
Quand Gérard Bessière, prêtre octogénaire de Luzech, petite commune du Lot, a compris que Benoit XVI allait réintégrer les intégristes, il n’a vu qu’une solution : l’excommunier. Il faut dire que ce pape accumule les « ruptures » propres à énerver les catholiques qui ont un tant soit peu le goût de la démocratie.
Rupture avec le dialogue interreligieux, d’abord. Chacun en a eu pour son grade. Les musulmans ont compris depuis le discours de Ratisbonne qu’ils n’étaient bons que pour le jihad. Les églises protestantes ont appris qu’elles n’étaient pas des églises sœurs, car celà pourrait impliquer l’égalité, alors que l’Eglise catholique détient seule la « Vérité ». Quant aux juifs, ils ont saisi l’idée générale depuis la réintroduction de la prière pour la conversion des juifs…
Rupture avec Vatican II ensuite, avec la réintégration des évêques qui se sont écartés de l’Église a cause de ce concile du démon. Benoit XVI ne pouvait pas ne pas connaître l’antisémitisme de Williamson. Ce genre de position est monnaie courante chez les intégristes. Il pouvait d’autant moins l’ignorer qu’il avait mené les négociations lors du schisme. À moins, bien sur qu’il n’ait un problème de mémoire, ce qui, pour un pape allemand, est assez problématique…
Du coup, le père Gérard Bessière a remis à la mode une blague de potache version séminaire : « Dans les églises anciennes, quand il y avait des chamailleries, on cessait de faire mention pendant la messe des camarades avec lesquels on était en pétard ». Le pape devrait être content, ce curé de province remet à la mode une pratique ancestrale. D’ailleurs, les intégristes y ont joué depuis 20 ans. Jean-Paul II n’étant pas assez réac à leur goût, ils avait décidé de se nommer les « sedevacantistes », de l’expression « le siège de Pierre est vacant ». Car pour les fans de la messe en latin, avec Vatican II, Pierre avait laissé la place au diable.
Gérard Bessière a bien raison. Les cathos n’ont aucune raison de céder la légitimité aux seuls intégristes. Dans une lettre qui fait le tour du monde, le curé écrit : « J’ai excommunié Benoît XVI. J’ai excommunié le pape alors que lui venait de lever l’excommunication des évêques intégristes. Depuis fin janvier, j’ai cessé de nommer l’évêque de Rome dans la prière eucharistique. Pendant la messe, je fais une parenthèse… »
Et les raisons d’agrandir la parenthèse s’accumulent. Alors qu’il visite un continent africain décimé par le sida, Benoit XVI ne trouve rien de mieux que d’expliquer que le préservatif aggrave le problème. Alors qu’un évêque brésilien vient d’excommunier la mère d’une fillette de neuf ans violée parce qu’elle l’avait fait avorter, le pape enfonce le clou : il réprimande les pays africains favorables à l’avortement, y compris dans le cas de viol et d’inceste.
Selon un sondage CSA, 55% des catholiques français ont une mauvaise opinion de Benoît XVI. Oui, Gérard Bessière a raison, il faut excommunier le pape. À moins que, d’ici la semaine prochaine, le pape ait décidé d’excommunier les catholiques.
Fiammetta Venner
février 26, 2009
Les taliban obtiennent enfin leur parc d’attractions
La semaine dernière, le gouvernement pakistanais a capitulé devant les taliban, leur accordant la pleine administration d’une région, loi islamique comprise.
« La charia pour la paix ». C’est sous titre, à quelques variations près, sans même un point d’interrogation, que de nombreux journaux a travers le monde ont commenté l’ultime concession du gouvernement pakistanais aux talibans qui grignotent son territoire : l’application complète de la charia dans la vallée de Swat, en échange de l’arrêt des combats. L’idée n’est pas neuve. Et elle a fait ses preuves…
Le 18 mai 2008, le gouvernement local de la Province de la Frontière du Nord-Ouest avait déjà signé un accord avec les groupes taliban. Contre un cessez-le-feu, la charia serait appliquée dans sept zones : Malakand, Swat, Shangla, Kohistan, Le Bas Dir, le Haut Dir et Chitral. 45% de la province est cédée aux taliban, en charge désormais de l’administrer. Mais comme les combats n’ont jamais cessé, l’armée pakistanaise était restée présente et la charia n’était appliquée que lorsque les gros bras taliban le décidaient.
Néanmoins, en respect des accords, dès le mois de juin 2008, a tous les étages de l’administration, comme dans les commissariats ou les tribunaux, des responsables taliban étaient disponibles pour « aider » à ce que les décisions soient prises en conformité avec la charia. Les juges qui n’auraient pas une « bonne » connaissance de l’islam devaient laisser la place à des juges adeptes de la loi islamique. Les tribunaux devenant habilités à rendre la justice selon la loi des taliban : amputation de la main, coups de fouet, lapidation. Et, malgré la poursuite des combats, les procédures judiciaires concernant 524 activistes taliban de la région furent abandonnées.
Le détail des négociations à Swat et Malakand fût connu en septembre. Un accord de 14 points avait été conclu entre les représentant du mollah Fazlullah et les représentants de la province. 1- Imposition de la charia sur les deux districts. 2- Retrait progressif de l’armée pakistanaise 3- Echange de prisonniers entre le gouvernement et les Taliban. 4 – Les talibans reconnaissent la légitimité du gouvernement et acceptent de coopérer. 5- Les talibans cessent toutes mesure de représailles contre les barbiers et les vendeurs de musique. 6 – Les talibans ne peuvent pas montrer leurs armes en public. 7- Les talibans ne peuvent pas posséder de lance roquettes ou de mortiers. 8- Les talibans ne peuvent pas avoir de camps d’entrainement. 9- Les talibans doivent dénoncer les operation suicide. 10- Il est interdit de financer une milice privée. 11- Les talibans doivent coopérer totalement avec le gouvernement pour vacciner contre la polio. 12- La Fadlulalah madrassa, l’école coranique Taliban, doit devenir une université islamique. 13- Les radios Taliban doivent être sous controle. 14- Les Taliban doivent laisser les femmes travailler sans peur.
Dès la signature des accords, les Taliban ont commencé a harceller les femmes, les petites filles qui allaient a l’école, les barbiers et les vendeurs de musique. Les responsables des campagnes de vaccinations ont été expulsés de la province. Les policiers étaient régulièrement pris en otage s’ils se permettaient de défendre les fillettes. Abandonnées par les autorités pakistanaises, les populations locales se sont retrouvées sous le joug des talibans. En l’espace de six mois, toutes les écoles pour filles ont été réduites en cendre et une partie de la population s’est déjà exilée.
En réaction, certains villageois ont mis en place des milices anti-taliban pour permettre aux filles d’aller a l’école, le libre accès aux cliniques et aux cybercafés. Le 14 août 2008, dans la région de Swat, six talibans ont ainsi été tués par des miliciens après qu’ils aient attaqué le poste de police de Buner. Rauf Khan, maire de Buner, avait déclaré : « Nous sommes à l’avant garde, d’autres vont nous suivre ».
Mais du côté des grandes villes pakistanaises, aucune réaction. Jusqu’à présent, tout le monde se contentait d’une situation mixte : les pleins pouvoirs aux talibans quand ils arrivaient dans un village, et un pouvoir partagé quand ils acceptaient de venir sans armes dans un tribunal.
Le 16 février, tout a réellement changé. Au lieu d’attendre un improbable cessez-le feu pour livrer les populations aux taliban, le gouvernement d’Islamabad a demandé à l’armée de ne plus intervenir, même quand ils étaient pris pour cible. Une débacle sans condition.
Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Encadré
En attendant la vraie charia
Deux jeunes étudiantes-infirmères chrétiennes viennent d’être accusées de blasphème à Lahore. Si la loi est appliquée, elles risquent la peine de mort. Leur crime : avoir affiché dans leur école une image du Christ crucifié. Selon le Coran, le Christ n’est pas mort en croix et, de plus, il est interdit de représenter un prophète de l’islam. Selon la commission Justice et paix de la conférence épiscopale pakistanaise, 650 personnes ont été arrétes pour blapshème depuis 1988. 80 chrétiens sont encore en prison. 20 personnes ont été tuées par la population. La plupart des victimes sont des Ahmadi, une secte issue de l’islam non reconnue par le Pakistan. Considérés comme non musulmans, ils sont régulièrement accusés de blasphéme.
CF et FV
février 19, 2009
Le retour des lèche-foetus
Le 25 janvier dernier, 20 000 personnes scandaient « Avorter c’est tuer » dans les rues de Paris. Dernière étincelle d’un mouvement en voie de disparition ou réélle recrudesence ?
On connaît les trois tendances du mouvement contre le droit de choisir en France. D’abord, le lobbying contre les élus pour qu’ils restreignent l’avortement. Respectable quand il s’agit de défendre ses position, il arrive que cela puisse aller jusqu’au harcèlement (cœur de boeuf par la poste, petits cerceuil…). Ensuite, les « foyers d’accueil » pour des jeunes femmes enceintes en difficulté. On se souvient de celui de la Roche-sur-Yon (voir Charlie N°XX), dont le directeur avait été condamné en mars 2008 à 15 ans de prison pour viols agravés, agressions sexuelles agravées et harcèlement sexuel et moral… Enfin, le contact direct avec les femmes et les équipes soignantes, par le biais de « happenings », ou pire, de commandos. Jamais respectable, toujours traumatisant.
Si le terreau provie est assez constant depuis le milieu des années quatre-vingt (63 associations, quelques milliers de militants actifs, 800 extrémistes désireux de passer du temps en prison), les circonstances sont capable de le faire prospérer. En 1986, le grand retour de l’ordre moral et celui de la droite au pouvoir ont lancé la mode des commandos anti-IVG. Les financements avaient accouru du monde entier. Les féministes se sont remobilisées, ont fait voter la loi Neiertz contre les commandos., et, plusieurs procès plus tard, les assaillants de cliniques, exangues, se sont calmés. La mode semblait passée. Même la droite caholique chiraquienne ne jurait plus que par la laïcité, surtout face à l’Islam.
L’actuelle droite au pouvoir, elle, se veut plus « positive ». Son côté bling-bling le ferait presque oublier, mais ce gouvernement compte quand même quelques brebis susceptibles de tendre l’oreille au lobby anti-avortement. Comme Christine Boutin, bien sûr, qui a encore récemment envoyé une lettre de soutien aux « semeurs d’espérance », un groupe chrétien provie. Le pape est en grande forme également, et envoie des signaux en réintégrant les pires extremistes.
Moralité, bien que la chose soit peu médiatisée, on peut dire sans se tromper que les provie ont retrouvé la pêche. Sites internet de prévention et d’éducation à la sexualité attaqués, militantes du Planning familial suivies jusqu’à leur domicile, harcelées sur leur travail de lettres anonymes criblées d’insultes et d’injures, centres IVG mis à sac, comme à Grenoble… Depuis début 2008, pas moins de 29 manifestations-commandos ont eu lieu. Sans parler des 12 « rosaires pour la vie » : des chaînes de prières contre le droit à l’avortement, qui se tiennent chaque année dans chaque cathédrale… Avis aux spécialistes des langues anciennes : comment traduit-on IVG en latin ?
C. Fourest et F. Venner
février 5, 2009
Pas de plan de relance pour le Planning familial
En dimimuant de 42% les crédits du conseil conjugal et familial, l’Etat se risque à devoir payer une facture drôlement salée en termes de vivre-ensemble, de santé, de droits des femmes, de laïcité et même de déficit public.
On croyait tout connaître du libéralisme prédateur : démantelement du service public, précarisation des salariés… Le désengagement de l’Etat a un autre revers : faire un joli cadeau aux intégriste en cassant le dos de ceux qui se battent au quotidien pour le droit à l’éducation à la sexualité. Dans le plan de finance 2009, le budget alloué aux missions de conseil conjugal et familial va diminuer de 42 %. Autrement dit, l’Etat programme la suppression a court terme des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité.
Prévention des MST, lutte contre la violence entre garcons et filles, information sur le sida, sur la sexualité, prévention des grossesses adolescentes, contraception et IVG, toutes ses actions seront touchées. Et ce malgré l’article 1 de la Loi 73-639 qui oblige l’état à assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous. Pour le Planning familial, le manque à gagner sera terrible. C’est lui qui organise et coordone la plupart de ces programmes à destination de 450 000 personnes chaque année.
On devine l’argument. Faire des économies. Mais imagine-t-on ce que sera la société française sans ces programmes d’accompagnement ? Et ce que cela coûtera en termes de santé publique ? Qui déconseillera au jeunes d’avoir une relation sexuelle non protégée ? Les religieux, adeptes de l’abstinence ? Les Etats-Unis ont adhéré à la recette, avec l’explosion de grossesses adolescentes que l’on connait. Qui initiera à l’éducation sexuelle ? Les films pornos téléchargés sur internet ?
On aurait pu esperer que les Conseils régionaux (quasi tous de gauche) prennent le relais. L’année dernière, le conseil régional d’Ile de France lancait une campagne « Sexualité, Contraception, Avortement – un droit, mon choix, notre liberté » dans le métro parisien. Un succès. Des centaines de jeunes sont venus poser des questions. Mais, au moment de lancer la seconde campagne, du 20 au 29 janvier, les élus ont eu la surprise de constater qu’elle serait sans doute la dernière. Pendant un an, les provie se sont manifestés en nombre auprès du Président du conseil régional, Jean-Paul Huchon. Près de 10 000 personnes ont protesté contre le financement par de l’argent public, de la « campagne de mort » et envoyé des courriers massifs pour dissuader d’autres présidents de Conseils régionaux de suivre cet exemple. Avec un certain succès, puisque l’initiative francilienne n’a pas fait tache d’huile. Il aura fallu toute l’énergie d’élus regionaux autour de Francine Bavay, pour que la campagne soit reconduite. Sans la mobilisation du public, elle ne le sera pas l’an prochain.
C. Fourest et F. Venner
• http://www.planning-familial.org/petition-defense-loi-neuwirth/index.php
janvier 23, 2009
Sommaire de “Chronique de l’intégrisme ordinaire”
MONDE
Al-Qaida super branchée
AFGHANISTAN
Condamné à mort pour blasphème
ÉTATS-UNIS
Le « ground zéro » du choix
FRANCE
Ayaan Hirsi Ali à Paris
FRANCE
Nuit d’adoration avec un ministre de la République
SÉNÉGAL
Chasse aux homos
SUISSE
Le Conseil des droits de l’homme veut lutter contre la
diffamation des religions
YÉMEN
Divorcée à 9 ans
ÉTATS-UNIS
Mariages forcés chez les mormons
PAKISTAN
Mort au blasphémateur
GRANDE-BRETAGNE
Piscine interdite aux non-musulmans
INDE
« Tout musulman devrait être un terroriste. »
PAKISTAN
L’avancée de la charia
LIBAN
Les traîtres du parti de Dieu
FRANCE
Un homme refuse que sa femme soit soignée par un homme
ARABIE SAOUDITE
Se marier… avec un bébé
RUSSIE
« Attention, religion ! »
MALAISIE
L’homophobie comme stratégie politique
CACHEMIRE
Nuée de pèlerins
MONDE
Mickey Mouse doit mourir
ÉTATS-UNIS
Sarah Palin sélectionnée
ÉGYPTE
Kareem Amer, blogueur toujours emprisonné
HAÏTI
Cyclones force 10 sur l’échelle de Lesbos
ISRAËL
Attentat contre Zeev Sternhell
GRANDE-BRETAGNE
Fille d’intégriste et strip-teaseuse
AFGHANISTAN
Vie et mort du lieutenant-colonel Malalaï Kakar
ALGÉRIE
Pas de répit pour le carême
PALESTINE
La crise mondiale… la faute aux juifs
VATICAN
Benoît XVI, le juif perfide et Pie XII
ISRAËL
Commandos de la pudeur
ÉTATS-UNIS
Le Vatican et les prêtres pédophiles
INDE
Quand Dieu frappe à la porte, les murs explosent
JAPON
Little Big Planet retardé pour offense au Coran
JORDANIE
Poète en cage
SOMALIE
Lapidation d’une enfant
ÉTATS-UNIS
Électeurs d’Obama, repentez-vous !
NICARAGUA
Menaces contre une féministe
IRAN
Lapidation confirmée
BANGLADESH
Les cigognes contre l’islam
GRANDE-BRETAGNE
Pas si « Grande »-Bretagne
FRANCE
Fin de partie pour le voile à l’école
FRANCE
L’Agrif attaque Charlie Hebdo